Lutte contre les discriminations

Lutter contre toutes les formes de discrimination

 Lutter contre toutes les formes de discrimination © Juan Pablo Gutierrez

La discrimination est fondée sur l’intolérance et le refus de la différence. Mais ne pas subir de discrimination est un droit fondamental qu’Amnesty International s’efforce de faire respecter afin de lutter contre le traitement inégal et défavorable de certaines personnes ou la privation de leurs droits fondamentaux.

Elle conduit à traiter des personnes différemment et généralement plus mal, en raison de caractéristiques qui leur sont attribuées. Elle peut alors être soit directe si des personnes sont délibérément visées, soit indirecte lorsqu’un critère apparemment neutre est utilisé pour désavantager certaines catégories de personnes.

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Ne pas subir de discrimination : un droit fondamental souvent bafoué

  • Un droit inscrit dans la DUDH
    Droit fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des  droits de l’homme, il n’en demeure pas moins l’objet d’une des atteintes  les plus fréquentes dans le monde. Car même si les Etats se sont engagés à respecter les droits fondamentaux, la pratique est bien différente dans plusieurs régions du monde. La discrimination peut ainsi être inscrite dans la loi d’un Etat, comme ce fut le cas en Afrique du Sud pendant l’apartheid, mais le plus souvent elle résulte de la non application des lois protectrices des droits humains. Invoquant la tradition, l’efficacité économique ou encore la spécificité de certains groupes, nombre de populations et de gouvernements la tolèrent naturellement.
  • Une multitude de formes
    La discrimination peut prendre diverses formes à commencer par la privation de droits fondamentaux, comme la circulation, la nationalité ou encore la liberté d’expression, de religion ou d’orientation sexuelle…Elle peut aussi générer des traitements inégaux et défavorables au niveau de l’emploi, du logement ou encore de l’accès à l’éducation et aux soins. Mais la discrimination peut aussi prendre des formes indirectes, servant ainsi de socle à la violation d’autres droits humains comme la privation des libertés, des traitements cruels et dégradants, des crimes contre l’humanité. Les femmes, les minorités sexuelles et les minorités ethniques restent les principales victimes de ces discriminations.


Amnesty International s’engage dans la lutte contre les discriminations

  • « Exigeons la dignité »
    Depuis 2005, AI, souvent accompagnée par d’autres organisations locales, nationales et internationales, fait campagne pour renforcer le caractère exécutoire des droits économiques, sociaux et culturels. Les discriminations qui découlent de la pauvreté ou qui l’entraînent entrent largement dans le champ d’action de cette campagne.
  • Des campagnes ciblées
    AI lance aussi une campagne qui cible les principales discriminations en Europe. Nous nous battons ainsi contre les discriminations à l’encontre des Roms, des LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) ou encore des migrants.
  • Des demandes  adressées aux gouvernements
    AI demande à tous les gouvernements d’adopter des législations anti-discrimination conformes aux textes et traités internationaux. Par ailleurs, AI insiste sur la nécessité que ces législations soient appliquées à tous les niveaux, ce qui suppose des systèmes judiciaires et policiers efficaces et non corrompus. Enfin, les demandes portent sur l’éducation et la sensibilisation des populations, visant une prise de conscience que la non discrimination est un droit fondamental et que le respect de ce droit permet d’élever le niveau de la société toute entière.

Thématiques

Militants lors de la gay pride à Dublin 2012 © AI

Lesbiennes Gays Bisexuel-le-s Transgenres et Intersexuées (LGBTI)

Des millions de personnes Lesbiennes Gays Bisexuelles Transgenres et Intersexuées (LGBTI) à travers le monde sont victimes de discriminations : emprisonnement, torture, exécution.

L'idée qu'un État puisse tolérer, approuver et encourager ces pratiques est inacceptable.

Expulsion forcée d'une communauté Roms à Marseille en juillet 2013 © Raphaël Bi

Les Roms en France

La grande majorité des Français ayant une origine " Rom " est sédentaire et n’est ni facilement identifiable ni systématiquement discriminée. Leur nombre est estimé à 2 millions. Dans les années 70, l’administration a forgé pour ceux qui restent itinérants la catégorie "gens du voyage" qui inclut des non Roms. Il y aurait actuellement environ 400 000 gens du voyage, de nationalité française depuis plusieurs siècles.

Quartier de Pata Rât, Cluj-Napoca - 2011 ©Joshua Gross, Joshua Tree Photography

Les Roms en Europe

Ensemble de populations, ayant en commun une origine indienne et constituant des minorités vivant en Europe, les Roms sont souvent désignés en occident sous le vocable général de Tziganes et, selon les lieux et les époques, par les termes de Sintés,  Manouches, Romanichels, Bohémiens, Voyageurs, ou encore Kalés, Gitans, Gypsies. Les instances européennes retiennent le terme générique de « Roms » (ou « Rroms »), même si tous ne se reconnaissent pas en lui.

 le défenseur des droits

France : le défenseur des droits

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 a introduit dans la Constitution un nouvel article prévoyant la création d’un Défenseur des droits. Toute personne estimant que ses droits ont été bafoués pourra saisir le Défenseur des droits, lequel pourra aussi se saisir d’office. Le Défenseur des droits sera nommé par le Président de la République pour un mandat de six ans non renouvelable. Une loi organique doit spécifier les dispositions concernant son mandat, ses pouvoirs et ses méthodes de travail.