Australie : fermeture du camp de détention de réfugiés de Manus

Des enfants réfugiés lors d'une manifestation pour la fermeture du camp © 2016 P
Des enfants réfugiés lors d'une manifestation pour la fermeture du camp © 2016 Private

[18/08/2016]

La fermeture du camp pour réfugiés de l’île Manus géré par l’Australie en Papouasie-Nouvelle-Guinée est une bonne nouvelle. Il est grand temps que l’Australie s’ouvre et accueille les réfugiés. 

Nous avions récemment enquêté sur les conditions d’internement des réfugiés sur l’île de Nauru, notre équipe de chercheurs s'était rendue également sur l'île de Manus, en Papouasie – Nouvelle guinée. Ils y ont mis au jour une politique de violations délibérées des droits humains mise en place par le gouvernement australien. Ces abus ont fini par être dévoilés au monde entier.

  Réfugiés : la France doit faire le choix de l'accueil. Interpellez le Président de la République SIGNEZ

UNE ANNONCE DE FERMETURE QUI NE DOIT PAS FAIRE OUBLIER LA POLITIQUE AUSTRALIENNE... 

Après cette fermeture annoncée, il est grand temps que les personnes prises au piège sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et sur Nauru soient transférées en Australie afin que leurs demandes d'asile soient enfin examinées et qu'elles puissent reprendre le cours d’une vie normale. 

Le gouvernement australien doit rendre des comptes pour les nombreuses années de préjudices infligés à ces personnes en quête de protection. Il doit ainsi assumer sa part de responsabilité et traiter équitablement les demandeurs d'asile.

Cette fermeture ne doit pas non plus nous faire oublier que le  gouvernement australien a mis en place, dans deux centres de détention à l’étranger, un système d'abus délibérés et cruels à l'égard de près de 2 000 personnes dont le seul tort est d’être en quête d'un lieu sûr pour reconstruire leur vie.

Le ministre australien de l'Immigration et de la Protection des frontières, Peter Dutton, doit confirmer sans délai le calendrier encadrant la fermeture du camp et la réinstallation des réfugiés en Australie. La détention des réfugiés à l’étranger ne doit plus faire partie de la réponse apportée par l'Australie à ceux qui tentent d'y arriver par bateau en quête de protection.