Mettons fin à l'horreur dans les prisons syriennes !

Reconstitution d'une prison en Syrie © Amnesty International / Mohamad Hamdoun
Reconstitution d'une prison en Syrie © Amnesty International / Mohamad Hamdoun

[17/08/2016]

Depuis 2011, plus de 17.000 personnes sont mortes en détention dans les centres de torture de Syrie. Des dizaines de milliers d’autres ont été torturées et détenues dans des conditions inhumaines et dégradantes.

Ensemble, nous devons mettre fin à l’horreur absolue qui sévit dans des prisons syriennes. Le gouvernement syrien doit laisser les observateurs indépendants enquêter sur ces centres de détention dès maintenant.

INTERPELLEZ FRANCOIS HOLLANDE AVEC NOUS. 

Monsieur le Président,

Depuis le début de la crise en 2011, des dizaines de milliers de personnes ont été victimes de détentions arbitraires ou de disparitions forcées menées par les autorités syriennes. Beaucoup d’entre elles ont été victimes d’actes de torture ou d’autres mauvais traitements dans les centres de détention syriens et plus de 17.000  seraient mortes en détention des conséquences de ces violences. 

Ces pratiques violent le droit international et les dispositions prévues par la résolution 2139 du Conseil de sécurité des Nations unies, et elles constituent dans de nombreux cas des crimes de guerre. Dans la mesure où elles s’inscrivent dans le cadre d’attaques généralisées et systématiques contre la population civile, ces pratiques s’apparentent également à des crimes contre l’humanité. 

Par conséquent, je vous demande instamment d’user de votre influence au sein du Conseil de sécurité et du Groupe international de soutien à la Syrie pour veiller à ce que des observateurs indépendants des structures de détention soient de toute urgence autorisés à enquêter sur les conditions d'enfermements dans tous les centres de détention dirigés par le gouvernement syrien ou par ses forces de sécurité. De plus, ces observateurs doivent être autorisés à s’entretenir librement avec les personnes qui ont été privées de leur liberté.

 

Je vous exhorte également à user de votre influence pour veiller à ce que les autorités syriennes fournissent des informations détaillées sur toutes les personnes qui sont actuellement détenues ainsi que sur leur situation juridique et le lieu de leur détention. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération

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